Vin compris

En 1933, les architectes Paul Jumeau et son fils Gaston construisirent sur les allées Paul Riquet « la Station uvale ». De style art déco, elle était gérée par l’A.V.P. (Association de Propagande pour le Vin) présidée par André Nougaret. C’était l’opportunité d’exalter sur ce lieu, au cœur de ville, le vin de pays et le jus de raisin. Les repas « vin compris » formaient le second axe de cette politique.

La station fut détruite au début des années 2000.

En savoir plus
Jean-Denis Bergasse, Philippe Marassé, Un grand axe à Béziers du XVIe au XXe siècle : de la place de la Victoire à la gare par les allées Paul-Riquet et la place de la Citadelle, 2012 
 
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Station uvale

Perret, coutelier du roi à Versailles

Jean-Jacques Perret (1730-1784) coutelier comme son père, poursuit des études de chirurgie dans la capitale, pour mieux perfectionner son art.

Devenu maître coutelier et marchand installé rue de la Tissanderie à Paris, il est connu pour la perfection de ses instruments de chirurgie qu’il vendra dans l’Europe entière. Présenté au Roi Louis XV, ce dernier « pour payer son tribut d’admiration à un artiste si distingué » le nommera « coutelier du château » de Versailles.

Reconnu par l’Académie de Chirurgie il publia en 1769 La Pogonotomie, ou L’art d’apprendre à se raser soi-même … suivi d’une observation importante sur la saignée, ouvrage qui connut plusieurs compléments et en 1777 un Mémoire sur l’acier, couronné par la société des arts de Genève.

En savoir plus
Gazette de France, octobre 1777 
L. Domairon, « Notice sur la vie et les ouvrages de Jean-Jacques Perret dans : Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers », 1837, p. 325-345. 
 
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Couverture des Mémoires sur l’acier, par Jean-Jacques Perret.

La gare du Nord retrouvée

Côté Ouest de la Gare du Nord, fut ouverte en 1877 une ligne desservant les gares de Lignan, Maraussan, Maureilhan, Réals, Cessenon, Prades sur Vernazobres, Pierrerue et Saint-Chinian.

En 1902, une ligne de tramway électrique permet même de relier cette gare au centre-ville et à la Gare du Midi.

Les plus anciens se souviennent de son bâtiment central qui comprenait la salle de départ/arrivée et l’enregistrement des marchandises. La cour d’accès donnait alors sur l’avenue de Pézenas.

En savoir plus
Anciennes voies ferrées / Passes-montagnes 
Michel Fournier, « L’urbanisme biterrois », Bulletin de la Société archéologique scientifique et littéraire de Béziers, 1984, p. 69-72  
Philippe Marassé, Dans l’arrondissement de Béziers-Saint-Pons. Les voies de communication routières et ferroviaires et leur impact sur l’économie et la viticulture aux XIXe et XXe siècles, Béziers, Société archéologique, 2007 (Cahier XIV) 
 
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Béziers, Avenue de Pézénas et Gare du Nord

Camille Saint-Saëns inspiré par Béziers

Camille Saint-Saëns (1835-1921) dont on commémore le centenaire créa à Béziers Déjanire en 1898 et Parysiatis en 1902.

C’est par les liens d’amitié qu’il entretient avec Fernand Castelbon de Beauxhostes (1859-1834), propriétaire viticole et mécène, que Saint-Saëns utilise les arènes de Béziers pour des représentations théâtrales et lyriques qui vont faire de la ville une « fourmilière humaine » selon le mot de Saint-Saëns.

En savoir plus
Marie-Gabrielle Soret, DOSSIER : Saint-Saëns dans Gallica 
Claude Lapeyre, « Dans l’arène … », BSAB, 1984 
Castelbon de Beauxhostes, L’âge d’or du spectacle lyrique aux arènes de Béziers, Ed. du Mont, 2007 
Lieu de séjour de Saint-Saëns à Béziers 
 
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Parysiatis aux arènes de Béziers en 1903

L’eau de l’Orb à Béziers

Jean Guibal Laconquié (1744-1811) arpenteur biterrois issu d’une famille de laboureurs rouergats, passionné par l’œuvre de Riquet, ne cessa d’étudier le moyen d’amener l’eau potable à la ville de Béziers. Son projet de machine hydraulique sera présenté à l’Académie des sciences qui l’approuvera le 19 mai 1781. La ville qui comptait alors 25 000 âmes et dont la population ne cessait d’augmenter éprouvait le manque d’eau surtout en été et lors des incendies, « enfin par la malpropreté des rues, radicale et indestructible autrement que par une abondance d’eau ».

Au siècle suivant c’est à l’ingénieur Cordier que l’on doit l’alimentation de Béziers en eau.

En savoir plus
Projet de machine hydraulique par Guibal 
Extrait des registres de l’Académie royale des sciences du 19 mai 1781, relevé dans : 

Gazette du Commerce, (Paris), 1783-03-08, Extrait p. 149-151 
Gazette du Commerce, (Paris), 1783-03-08, Extrait p. 158-159 
Gazette du Commerce, (Paris), 1783-03-18, Extrait p. 173-174 
Pierre-Marie Alazard, Guibal-Laconquié Jean (1744-1811), Béziers, 1996.  

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L’Orb depuis la cathédrale de Béziers