L’éléphant triomphal

L’ingénieur Ribart de Chamoust, ancien directeur du canal à Agde, associé à l’Académie de Béziers, présenta en 1753 le projet de « l’Éléphant triomphal », fontaine monumentale à la gloire de Louis XV, à l’intérieur de laquelle se trouvaient les appartements du Roi, et qui devait être érigée sur la hauteur de champs Élysées dans la perspective des Tuileries. Le détail du projet sera publié en 1758.

Il fera un certain bruit dans le monde des arts et souleva les orages de la critique, avant d’être finalement oublié. Sur son emplacement se dresse aujourd’hui l’arc de triomphe de l’Etoile voulu par l’empereur en 1806.

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Architecture singulière. L’éléphant triomphal. Grand kiosque à la gloire du Roi. Par M. Ribart, ingénieur, & membre de l’Académie des sciences & belles-lettres de Beziers. A Paris, chez P. Patte, architecte & graveur, rue des Noyers, la sixième porte cochère à droite, en entrant par la rue S. Jacques. M. DCC. LVIII. Avec approbation et permission. 

De Bellevue, « L’éléphant triomphal » dans le Chenil, juillet 1793, p. 578-580.  

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L’éléphant triomphal  

Saint-Aphrodise, saint protecteur de la Cité de Béziers

Le 28 avril, depuis la nuit des temps, les biterrois fêtent leur Saint patron, Aphrodise et leur animal totémique « Lo Camel ».

La Société archéologique, soucieuse de valoriser ce patrimoine exceptionnel, a publié en 2015 un volume consacré au Saint, à ses reliques, à la basilique, au quartier … et écrit par de nombreux spécialistes : Saint-Aphrodise dans tous ses états… Béziers – histoire & légendes.

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Saint-Aphrodise dans tous ses éclats … Béziers – Histoire & Légendes, Société Archéologique scientifique et littéraire de Béziers, Cahier XXV, 2015 
Saint-Aphrodise – Le Chameau – Les Caritats 

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Couverture de l’ouvrage Saint-Aphrodise dans tous ses éclats … Béziers – Histoire & Légendes  

Le colonel Durand, un résistant biterrois centenaire

Le colonel Durand a aujourd’hui cent ans. Il n’a pourtant rien oublié de son engagement actif dans la Résistance régionale sous le nom de code de Roch. Sa mémoire semble avoir gravé le moindre détail avec une netteté surprenante.

Il fut le chef de l’Armée Secrète du biterrois et il a pris part, à ce titre, à toutes les activités de harcèlement de l’ennemi. Distribution de journaux et de tracts, transports de documents vers des « boîtes aux lettres », tissage de réseaux amis, réception de parachutages de matériel, exfiltration de juifs en Espagne, sabotages en tous genres. Son récit qu’il a peaufiné pendant tant d’années (et qu’il accepte enfin de nous livrer) se veut la stricte description sans fard des réalités sur le terrain. On y suit pas à pas ce que fut le quotidien d’un soldat de l’armée des ombres, ce travail patient de fourmi bien loin des récits exaltés des résistants de la dernière heure. Engagement sans failles, fait d’abnégation, de souffrances, de froid et de faim parfois, mais toujours d’un grand courage.

Il se termine hélas par la tristement fameuse tragédie de Fontjun dont il a survécu mais où tant de ses amis sont tombés … et auxquels il a voulu par son témoignage rendre un dernier hommage.

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Éditions CSProd (accompagné du DVD du spectacle Son et Lumière de l’été dernier sur la Résistance en biterrois) 

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Photographie du colonel Durand  

Paul Fort rend hommage au printemps biterrois !

Dans ses Ballades Françaises publiées en 1949, Paul Fort rend hommage à Béziers sous forme du poème intitulé « Le prince des poètes » :

« Vive Béziers, l’adamantine,
en qui tous chagrins sont dissous !
Respirez, joyeux, l’églantine, un parfum de rose est dessous.

Et tous vos chagrins sont dissous !
Flâneurs dont « la peine est profonde »,
Béziers vous rendra le cœur gai …
C’est le plus doux printemps du monde
qui fleure aux Allées Paul Riquet ! »

Les poèmes de Paul Fort seront lus par l’actrice Vera Sergine.

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Commentaires sur l’oeuvre de Paul Fort dans : La poésie nouvelle …, André Beaunier, Paris, 1902. 
Critique des Ballades françaises dans : l’Aube méridionale, n.1, 1898, p. 54-55. 

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Ballades françaises : Le dit du pauvre vieux ; La complainte du petit cheval blanc (P. Fort). Fait partie de : Ballades françaises [extr.]. Auteur(s), Interprète(s) : Vera Sergine [3]. Editeur(s), Imprimeur(s), Label : Odéon [1254].  

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 Photographie du marché aux fleurs des Allées Paul Riquet (crédits : Gérard Sendra) 

Les trésors du cloître

Dans sa chronique archéologique de 1899, Louis Noguier nous invite à découvrir le détail des sculptures qui ornent le cloître de la cathédrale Saint-Nazaire de Béziers.

La galerie du cloître est pourvue de 28 sculptures sur culs-de-lampe, au symbolisme pour le moins curieux. Parmi les représentations, des dragons, des griffons, des démons, mais également des chimères et des sirènes.

Au milieu de ce bestiaire fantastique appelant à lutter contre le mal : deux amoureux vêtus de robes cléricales bravant l’interdit, deux autres personnages bâillonnés dans les archivoltes de l’entrée, rappellent le voeu de silence auquel sont astreints ceux qui entrent en ces lieux …

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 Louis Noguier, Saint-Nazaire, l’église, le cloître, le musée lapidaire , Béziers, Imprimerie Générale, Barthe, Soueix, Bourdou & Rul, 1905, 16 p.

Illustrations
 Planches A & B